LE CANAL DE BERRY

Jeudi 14 octobre 2010 @ 10:59:18

Vous préférez prendre le vélo ou faire de la marche à pied ...


et si vous aimez la nature et le silence, alors suivez-moi ...


Pendant cette promenade de 261 kilomètres, le long de l’un des plus petits canaux de France qu’est le canal de Berry, déclassé depuis 1955.
Son charme, présent quelque soit la saison, m’a fait venir et revenir 9 fois, pendant le printemps et l’été de cette année 2010.

Avec mon vélo de course et avec mon VTT de préférence, je découvre ce petit canal abandonné qui me fait plonger dans la vie économique et historique du 19ième siècle. Que reste-t-il de ce canal de nos jours ?

Ce canal a la particularité d’être trois canaux en un seul, puisqu’il est constitué de trois branches distinctes qui se rejoignent à Fontblisse, commune de Bannegon dans le Cher.
Branche sud : Montluçon-Fontblisse via Vallon-en-Sully et Saint-Amand-Montrond – mise en service en 1835 – longueur 70 km.


Branche nord-est : Fontblisse-Marseilles-lès-Aubigny via Sancoins – mise en service en 1837 – longueur 49 km. C’est avec cette branche que le canal est connecté au reste du réseau, par l’intermédiaire du Canal Latéral à la Loire.

Branche nord-ouest : Fontblisse-Noyers-sur-Cher via Dun-sur-Auron, Bourges, Mehun-sur-Yèvre et Vierzon – mise en service en 1831 – longueur 142 km.

La branche nord-ouest se prolonge par le Cher canalisé jusqu’à Tours (la première écluse est à Saint-Aignan-sur-Cher).

Parmi les 3 branches, je choisis en premier la plus longue à faire à vélo bien-sûr, c’est-à-dire, de Saint-Aignan à Fonblisse, 142 km sur ses berges.
La distance totale des trois branches du canal s’élève à 261 km.
Il me faudra plusieurs longues journées pour couvrir cette distance.


D’abord, l’idée de creuser un canal dans la province du Berry est très ancienne. On en a parlé aux Etats Généraux de Tours en 1484, sous le roi Charles VII, puis de nouveau sous Henri IV, mais ce n’est vraiment qu’en 1819 que le projet prit corps avec l’ordonnance royale du 22 décembre 1819 qui fixait le tracé définitif.
Il fallut acquérir les terrains, ce qui fut fait vers 1822. De nombreuses vignes furent détruites, des fontaines et même des bâtiments.

A l’origine du projet, le canal de Berry n’est qu’un canal latéral au Cher de Montluçon à Vierzon, prolongé par le Cher canalisé jusqu’à Tours. En cours de réalisation le projet change de forme et le canal latéral prévu quitte le Cher pour grimper vers Sancoins et rejoindre le canal Latéral à la Loire à Marseilles-lès-Aubigny, tandis qu’une autre branche s’en détache pour rejoindre le Cher par les vallées de l’Auron puis de l’Yèvre à partir de Bourges. Dans cette conception d’alors, il comprend aussi le Cher canalisé de Noyers-sur-Cher à Tours, ainsi que le canal de jonction du Cher à la Loire à Tours.

Ingénieur Joseph Dutens, entré à l’Ecole Royale des Ponts en Chaussées en 1783, fait ensuite toute sa carrière dans ce corps, dont son principal travail d’ingénieur est la réalisation du Canal de Berry.


Le développement significatif du réseau navigable français débute au 16ième siècle : canal de dérivation de la Durance en 1558 ; canal de Briare entre 1604 et 1611 ; canal du Midi entre 1665 et 1681 ; canaux d’Orléans, du Loing, du Charolais, du Nivernais, de Berry entre 1808 et 1840, puis canal latéral à la Loire, canal de Roanne, canal de la Sauldre terminé en 1885.

A la jonction du canal latéral à la Loire et du canal de Berry est née Marseilles-les-Aubigny, cité batelière au cœur du Berry et du Nivernais…
De cette cité partaient les péniches berrichonnes pour rejoindre Paris, et le bassin industriel du Creusot, en empruntant le maillage des canaux du Centre.

 

JOUR (1)

 

Le matin tôt du 16 mars je pars sur mon VTT et chargé avec mon sac à dos, passant par Loches et Montrésor. Les 80 km à faire jusqu’à Saint-Aignan, point de départ, défilent moins vite qu’avec mon vélo de course.
En mangeant un peu de mon pain je prends ma première photo de la ville avec son pont situé sur le Cher canalisé. Ensuite je suis le chemin pour Noyers-sur-Cher, village situé en face de Saint-Aignan.

 

Je roule sur les berges du canal, tantôt à gauche, tantôt à droite et avance lentement vers le sud-est. Le canal semble en bon état et tout à fait adapté pour faire d’agréables promenades à pied ou à vélo.

 

Je tourne autour de l’ancien port et les trois écluses de Noyers-sur-Cher qui portent le nom de ‘Trompe Souris’, ‘des Roches’ et ‘Hémonière’ et remarque une différence non négligeable de gabarit entre ces écluses.

 

Ce petit gabarit a entraîné de fait la conception de bateaux spécialement adaptés à ce canal, les ‘berrichons’ aux dimensions maximales de 27,50m x 2,60m, et pouvant porter 60 tonnes dans le canal de Berry, et 100 tonnes sur les autres canaux.
En France, deux autres canaux ont été conçus avec ce même gabarit : le canal de la Sauldre, en Sologne, et la rigole de l’Arroux de Gueugnon à Digoin.


Le Canal de Berry était donc le plus étroit de France, avec le canal de la Sauldre : les mariniers l’appelaient donc ‘le petit canal’.
Il présentait en réalité deux gabarits : les dix premières écluses, de Montluçon jusqu’à Vallon en Sully, faisaient 4 mètres de large et 30 mètres de long, et leurs bajoyers étaient initialement inclinés ; 85 écluses faisaient 2,70 mètres de large et 27,75 mètres de long, avec parois verticales ; il existait enfin deux écluses de 5,20 mètres de large ; celle de Vierzon, qui mettait le canal en communication avec le Cher, et celle de Noyers sur Cher, pour la communication avec le Cher canalisé.

 

L’agrandissement de l’écluse de Noyers, dans les années 1850, a donné lieu à une véritable bataille entre Noyers et Saint-Aignan-sur-Cher, chacune voulant la gare fluviale de transbordement. L’administration, tranchera en faveur de Noyers, bien à l’abri des crues du Cher, ce qui nécessitera l’agrandissement de l’écluse de manière à pouvoir accueillir les grands bateaux du Cher vers le Bassin du canal.


Seulement 14 kilomètres sont actuellement navigables avec passages d’écluses : 12 kilomètres dans le Loir-et-Cher entre Noyers-sur-Cher et Selles-sur-Cher comprenant 5 écluses et 2 kilomètres comprenant 2 écluses à Vierzon, ce que je vais découvrir bientôt . . . un peu plus loin.

 

Pour modestes qu’ils soient, ces trajets restaurés démontrent de façon sensible une volonté intercommunale et interdépartementale de la réhabilitation de l’ouvrage dans son entier. Dans les années à venir, la liaison Bourges-Noyers pourrait se concrétiser offrant ainsi une navigation d’environ 80 km.
Vous trouverez ci-dessous le nom du site de l’association ARECABE.
Leur but est de promouvoir la réouverture du Canal de Berry dans sa globalité, en étant l’interface entre les institutions et le public.
http://www.arecabe.org

 

Pour les amoureux de l’eau, il y a la balade en coches de plaisance sans permis.
Au départ de Noyers-sur-Cher, navigation sur le Canal de Berry entre Noyers et Selles-sur-Cher. (Coches de 4 à 6 places).

 

Par Châtillon-sur-Cher, je descends du Pont-canal de la Sauldre pour chercher à prendre la photo de ses cinq arches, 64 mètres de long et 3 de large sans remarquer que je perds mon stylo pour prendre des annotations, ce qui m’oblige de faire un détour par la ville de Selles pour en acheter un.

 

Je passe aux maisons éclusières du ‘Val de Sauldre’ et la ‘Thizardière’ à Selles-sur-Cher.

 

JOUR (2)


Le matin tôt du 23 mars je pars à nouveau pour Saint-Aignan sur mon VTT en prenant la même route par Loches et Montrésor, trajet le plus rapide.
Malgré une vitesse moins rapide, j’apprécie bien la solidité et le confort de ce vélo Koga.


Je pédale maintenant sur l’autre côté de la berge et continue mon chemin à l’écluse de la ‘Thizardière’. Jusqu’à maintenant je trouve que le canal et les écluses, se trouvent en assez bon état.

 

Le Canal de Berry, réalisé entre 1808 et 1840, a été conçu dans le but de transporter le charbon des mines de Commentry, dans l’Allier, vers les forges du Berry, entre Saint-Amand-Montrond et Vierzon. Le charbon était l’énergie indispensable à l’alimentation des hauts-fourneaux qui fondaient le minerai.


Le canal permit également le transport de nombreux autres matériaux comme les produits pétroliers et matériaux de construction, le ciment de Beffes, les tuiles de Sancoins, le calcaire de Saint-Amand et Dun-sur-Auron, le sable de Vallon en Sully, Vierzon et Drevant, le kaolin d’Augy, la houille, la brique, la chaux, le verre, les bois, les engrais et produits agricoles.

 

Il était aussi prévu que le canal, en rejoignant la Loire puis les canaux bretons en projet à l’époque, pourrait permettre aux produits des forges du Berry et du Nivernais de rejoindre l’atlantique pour alimenter les arsenaux de Brest et Lorient.

 

Le Canal de Berry aujourd’hui est en grande partie la propriété des communes qui le bordent. Les maisons éclusières ont été abandonnées dans les endroits les plus isolés, transformées en maisons de vacances, ou sont encore parfois habitées.
Quelques communes ont vendu leur portion de canal, faute de moyens pour en assurer l’entretien.


Je roule toujours vers l’est ; direction Gièvres, la Pêcherie vers Villefranche-sur-Cher. Sur un banc à côté du pont je prends mon ravito et prends aussi ma dernière photo de la journée.

 

En arrivant à la maison le compteur indique 227 km.


JOUR (3)

 

 

Le matin tôt du 11 avril je pars pour la troisième fois au canal mais cette fois-ci je passe par Loches, Ecueillé, Valençay et Chabris à Villefranche-sur-Cher.
La première écluse de la journée est celle de ‘Langon’.

 

Peu après, sur la commune de Mennetou–sur-Cher, je remarque que le trop plein du canal sera conduit vers un petit ruisseau un peu en contrebas.

 

Au centre de Mennetou ce pont-levis seul possède encore son tablier en bois bien préservé. En général les tabliers sont remplacés par des tabliers fixes en béton, ce qui bloque toute circulation sur le canal.
Le panneau sur la porte de la cité médiévale, érigé en 1212, fait mention du passage de Jeanne d’Arc à Mennetou.

 

A Châtres-sur-Cher, tout en regardant à gauche et à droite le paysage, sans regarder devant, je m’arrête au tout dernier moment, voyant mon passage bloqué par un déversoir qui coule vers une rigole plus bas. La hauteur de l’eau me fait descendre de vélo afin de faire le détour. Je n’ose pas traverser à vélo au risque de glisser et tomber.

 

Sur le territoire de la Communauté à Vierzon, le canal s’étend sur environ 16 km. Des travaux sont prévus sur 5 ans et concernent le réaménagement des berges afin de faciliter l’accès piétonnier sur les communes de Méry-sur-Cher, Thénioux et Vierzon.

 

De plus, des aménagements ont été réalisés afin de mettre en valeur le canal notamment à Thénioux où une aire d’accueil touristique a été construite le long du canal.

 

A Thénioux je remarque comme l’écluse est étroite.


Le Canal de Berry abrite une très bonne population de poissons. Tous les biefs sont ouverts à la pêche. On y trouve des espèces fort intéressantes telles que le black-bass, également appelé perche truitée, le silure, le sandre, la carpe. Le peu de monde que je rencontre sur le canal sont aussi principalement des pêcheurs.

 

En arrivant à Vierzon-ouest, l’Autoroute A.20 passe juste au-dessus du niveau de l’eau. Impossible de passer.
Je termine ma journée ici et roule à vive allure à la maison.
Le compteur indique 280 km.


Etant donné que je m’éloigne de plus en plus, je décide, pour la prochaine étape sur le canal, de prendre le vélo de course ce qui économisera beaucoup de temps pour le trajet aller et retour.


JOUR (4)

 

Le matin tôt du 28 avril je repars directement à Vierzon avec mon vélo de course en passant par Montrésor, Valençay, Varennes-sur-Fouzon, Ste.Cécile, St.Christophe-en-Bazelle, Bagneux, Anjouin, Genouilly, Dampierre-en-Graçay et St.Hilaire-de-Court.
Avec la vitesse d’environ trente kilomètres à l’heure je ‘survole’ le goudron des routes.


Au canal je reprends les berges plus tranquillement ; en effet le confort n’est pas le même qu’avec le VTT. Le vélo de course à l’air fragile et la conduite semble fatigante.

 

Je passe quelques petites constructions relatives au canal de Berry et son époque.

 

Quand j’arrive au centre de Vierzon j’admire l’écluse d’un côté et de l’autre côté . . . . , une grande place avec des routes et des bâtiments, aucune trace de canal !

 

Je cherche la suite du canal tout en roulant vers l’est. Plus loin dans la ville je le retrouve et continue à pédaler sur ses berges.
L’industrialisation à Vierzon a été importante ; les forges et les vieux bâtiments en témoignent encore aujourd’hui.


Je quitte la ville de Vierzon et la circulation bruyante pour retrouver la tranquillité et la verdure.

 

L’écluse suivante se trouve à Givry.


Qu’il n’est pas idéal de rouler avec un vélo de course sur les berges du canal est une chose certaine, à moins que vous préfériez . . . comme moi . . . changer continuellement de chambre g r r r ! ! !


A Mehun-sur-Yèvre le canal est ‘en travaux’ ; la location des petit bateaux est à sec jusqu’à nouvel ordre.

 

La cité est connue depuis le 9ième siècle, tant par des sources écrites que par des sources archéologiques. Au Moyen Age, la ville se développe autour de l’église et du château.

 

A Marmagne je termine ma journée sur les berges en changeant une dernière fois la chambre et quittant les berges je rentre par Sainte-Thorette, Reuilly, Vatan et Loches.
J’ai roulé aujourd’hui 310 km.


JOUR (5)


Le matin tôt du 16 mai je repars avec le VTT, mais cette fois-ci en voiture pour ne pas perdre de temps, pour rejoindre le Canal de Berry à Bourges à 175 km. de la maison.

 

Voiture garée au centre ville de Bourges, je pédale à Marmagne où je reprends la suite du canal à l’écluse des ‘Bulles’, située à côté du château.

 

A l’époque, des travaux de construction du canal venant de commencer, le Conseil général du Cher demande en septembre 1810 que le tracé du canal passe par Bourges en offrant de payer 500.000 francs pour ce nouveau tracé.
Le décret impérial du 24 février 1811 demande d’étudier la prolongation entre Vierzon et Nevers par Bourges permettant une navigation facile entre Tours et Nevers.
Dutens répond dans un mémoire par un projet de canal reliant Saint-Amand-Montrond, Bannegon, Bourges et une branche reliant Vierzon au Bec d’Allier par Bannegon. Il propose de faire un prolongement de cette branche jusqu’à Digoin pour rejoindre le canal du Centre. Ce prolongement sera, un peu plus tard, une partie du canal latéral à la Loire.

 

A chaque fois, la vue sur le canal par rapport à la position du soleil est différente.

 

A Bourges sud, le canal est interrompu et transformé en routes ou terre séchée.

 

De chaque côté des constructions : à l’ouest des maisons d’habitation en construction et à l’est des habitations déjà construites et situées près d’une base de loisirs.

 

Ici se trouve tout un trajet asséché du canal.

 

Sur les 261 km que compte le Canal de Berry, environ 80 % est soit en eau, soit à sec mais dans un état récupérable. Les 20 % restant sont, d’une part répartis par petits bouts sur tout le linéaire, d’autre part aliénés au point d’avoir fait disparaître et parfois irréversiblement, le canal.

 

Ce n’est qu’à l’écluse de l’Etourneau que le canal reprend sa valeur.

 

La vue sur le canal entre l’écluse de l’Etourneau et l’écluse de Lassay.

 

A l’approche de Plaimpied-Givaudins.

 

Passage à Saint-Denis-de-Palin.

 

A Dun-sur-Auron, lieu idéal pour des excursions, j’admire les fortifications et photographie en passant le beffroi dans le centre ville.

 

Ici s’arrête la randonnée de la journée ; je mange devant le panneau de sentiers de randonnées, quelques petits pains et gâteaux et pédale via la D.953 et La N.76 à Bourges où je retrouve la voiture.

 



JOUR (6)


Le 11 juillet je retourne au Canal de Berry ; je parque la voiture à Charenton-sur-Cher, bien sous les arbres pour la journée. Aujourd’hui il fait beau et chaud.
La glacière derrière le fauteuil contient largement de quoi manger et surtout boire.


Aujourd’hui, je finis la dernière partie de la branche Saint-Aignan – Fontblisse.


Avec le sac à dos je prends mon VTT et pars en direction de Fontblisse.


J’imagine l’activité batelière sur le canal au 19ième siècle : on a compté 320 péniches berrichonnes en 1841 et jusqu’à 890 en 1865.
Faute de pont ou d’écluse à Fontblisse, je suis obligé de filer le côté sud du canal en direction de Sancoins.
A la prochaine écluse je traverse et prends la route normale directement pour Dun-sur-Auron.


Le premier arrêt est au château de Bannegon.

 

Datant du 12ième siècle, le château, partiellement détruit au 16ième siècle est alors complété par un corps de bâtiment de style début Renaissance. Restauré à la fin du 19ième siècle, il a conservé un aspect moyenâgeux.
Les propriétaires actuels héritent du château en 1988 et créent une association (Bannegon Millénaire) dont la vocation est de restaurer le château. En 1996, ils créent les ‘Médiévales de Bannegon’ qui ont lieu chaque année la fin de semaine la plus proche du 15 août et dont l’intégralité des bénéfices est versée à l’association pour la sauvegarde du château.


Arrivé à Dun-sur-Auron, je constate qu’une petite partie du canal de Berry a fait place pour quelques chemins et constructions dont un terrain de tennis dans le prolongement du canal.
A la suite se trouve un ‘Parcours de Santé’, sur les berges, de chaque côté du canal.

 

Déclassé puis aliéné à partir de 1955, le canal a été vendu pour un franc symbolique du kilomètre aux communes riveraines qui en ont fait ce que bon leur semblait alors. Certaines l’ont conservé totalement ou partiellement en eau, d’autres l’ont abandonné aux broussailles, d’autres enfin l’ont bouché, ont construit dessus.

 

La première écluse, celle de ‘Beaupuis’, fait bien voir où les cordes des berrichons furent fixées.

 

L’écluse suivante s’appelle ‘Boisberré’.

 

Les écluses se succèdent maintenant : ‘Monceau’ ; ‘Verneuil’ ; ‘Gaumains’ et l’écluse ‘Le Pondy’.

 

Quand j’arrive ensuite à l’écluse ‘Galand’ je constate que le passage sur le chemin de halage est impraticable. Un grillage avec panneau ‘prive’ fait que je pédale de retour et passe par l’autre berge du canal. Assez rapidement je me heurte à un mur . . . de broussailles. En voulant essayer de passer, j’ai croisé plusieurs araignées avec leurs toiles et j’ai pas mal de traces d’épines sur les jambes. Voilà longtemps qu’un être humain est passé par ici.

 

Je retourne et cherche une route goudronnée. Faute d’avoir apporté la carte Michelin avec moi cette fois-ci, je suis obligé de chercher moi-même la route. Je trouve un chemin mais je n’ai aucune idée où celui-ci mène.
Je me fais guider par la position du soleil.
Trois fois à gauche et je vais croiser le canal un peu plus loin, d’après moi.
J’avance et le chemin sinueux tourne à gauche et à droite comme le soleil ; quelques kilomètres plus loin je découvre que je suis ‘perdu’, et bien sûr, personne à qui demander le chemin vers le canal.


Je roule et suis le goudron jusqu’au moment où un panneau m’indique que j’arrive à Vernais, village que je connais et qui se trouve près de Charenton-sur-Cher, où je me suis garé. Un coup de chance !


La prochaine fois je vais tenter de chercher et continuer les berges à partir de Fontblisse jusqu’à Dun-sur-Auron, dans l’autre sens, pour voir jusqu’où le passage sur la berge restera accessible.

 

Pour aujourd’hui cela me suffit. Je retourne à la voiture. J’ai roulé 82 km.


JOUR (7)


 

Le matin tôt du samedi 24 juillet, je repars en voiture à Charenton pour faire avec le VTT la fin de la première branche du canal entre le terrain privé près de l’écluse ‘Galand’ et Fontblisse.
Ensuite je vais entreprendre la branche Fontblisse–Marseilles-les-Aubigny, longue de 49 kilomètres.

 

Arrivé à Fontblisse, je fais ma première photo ; à gauche se trouve le canal pour Montluçon ; à droite le canal pour Marseilles-les-Aubigny/canal latéral à la Loire et devant se trouve la maison éclusière Fontblisse avec le canal pour Noyers-sur-Cher.
La berge est à prendre vers Le Pondy maintenant.

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Les noms des maisons éclusières, plus ou moins lisibles, se succèdent : ‘Les Aubris’, ‘La Croix d’Epouse’ ; ‘Le Petit... reste illisible’ ; ‘La Baraque’ ; ‘Lavau’.
C’est ici que je remarque le canal à sec ; le chemin de halage bouché et privé.

 

C’est ici aussi que je remarque que ma deuxième grande bouteille d’eau est absente. J’ai dû la perdre sur cette berge en mauvais état. Par moment il y a des trous à peine visibles par la verdure et avec les vibrations, je suis bien content d’avoir une selle SMP.
Je suis obligé de retourner sur mes pas et refaire cette mauvaise berge jusqu’à Fontblisse.
Je ne m’étonne pas de retrouver quelques écluses plus loin ma bouteille tombée sur la berge. Je la ramasse, bois un coup et la remets à sa place.


Arrivé de nouveau à l’écluse de Fontblisse je tourne à l’est maintenant.

 

A l’aqueduc sur la rivière ‘Auron’ je m’arrête. Le déversoir mobile dans le canal de Berry pourrait servir en cas de trop plein.

 

La commune ‘Le Rhimbé’ interdit toute pêche pendant une année.

 

Par la maison éclusière ‘Liénesse’, le château du 16ième siècle se fait bien admirer de tous les côtés.

 

Saint Aignan-des-Noyers : le vieux pont n’est plus en service et des travaux de curage sont en cours.

 

 

 

Le choix par le concepteur Dutens d’un petit gabarit lui a été dicté par la faiblesse des ressources en eau de la région de Sancoins, où est le point culminant du canal. Il s’est inspiré du réseau britannique conçu pour des bateaux d’un port de 40 tonnes. De plus, l’emprise foncière étant moins importante, un tel canal revenait moins cher à construire. Mais ce petit gabarit s’est très vite révélé un mauvais choix qui allait handicaper gravement ce canal interdit de fait aux bateaux plus gros, et notamment aux péniches flamandes de gabarit Freycinet (38,50m x 5,00m).


Je constate que la nature devient de plus en plus sauvage.

 

Sur le canal vous trouverez des anciennes usines à Grossouvre avec ‘Halle de Grossouvre’. C’est ici qu’il s’est ouvert, il y a un an, un musée où vous pouvez voir des films, expériences, tableaux interactifs qui se succèdent pour le bonheur des petits comme des grands et vous plongent dans l’univers de la métallurgie d’hier à aujourd’hui.
Le nom du Site : www.espacemetal.com


Peu après je pédale sur le sentier entretenu tandis que le canal est laissé à l’abandon ; que de la verdure . . .

 

et même la maison éclusière du ‘Marais’ est abandonnée.

 

Je n’ose pas m’approcher davantage de la maison de peur que l’état de la ferraille se plie sous mon poids.


Je continue à suivre le canal, plus ou moins devenu invisible, en passant par l’écluse de ‘Faguin’ et l’écluse de ‘l’Oie’.

 

Je vois encore de l’eau mais les berges sont devenues impraticables.

 

Par La Guerche-sur-Aubois, 3.500 habitants, Le viaduc de la ligne de SNCF passe au dessus de moi. Le passage est étroit en dessous et une quantité de ronces me chatouille les jambes.


Ce Val d’Aubois a été l’une des plus importantes régions sidérurgiques françaises et cela jusqu’à l’extinction progressive de cette activité entre 1860 et 1882.

 

Quittant l’autre côté de la Guerche, remarquez le déversoir à droite et le canal à gauche.


Je continue la promenade ; il ne reste que 15 km jusqu’à Marseilles-les-Aubigny.


Je passe ‘Le Chautay’, ‘Torteron’, Jouet-les-Aubois’ et cherche de plus en plus de ce qui reste du canal de Berry ; les communes ont laissé leurs parties à l’abandon ce qui m’oblige à passer de plus en plus sur les routes départementales.

 

Au bout de ma route je tombe sur le Canal latéral à la Loire ; un vrai canal et actif avec beaucoup de bateaux de plaisance. Les vacanciers sont arrivés !

 

Jusqu’en 1950 ; c’est ici, dans le port de Marseilles-lès-Aubigny que s’effectue le transbordement des marchandises entre les bateaux du canal de Berry et ceux du canal latéral. Se côtoient alors quotidiennement, les berrichons (26,60m x 2,60m), au gabarit du canal de Berry, les bâtards (30m x 5m) et les péniches ‘Freycinet’ (38,50m x 5m), au gabarit du canal latéral.


Le chantier naval de François Desmoineaux, dès 1907, construit 35 berrichons, appelés aussi ‘berrichonnes’ ou ‘moustachus’.
Mais dès 1918, le trafic sur le canal de Berry diminue, jusqu’à devenir nul en 1950. Sa fermeture en 1955 va porter préjudice au village et à ses nombreux commerçants et artisans (au nombre d’une quarantaine à cette époque).


Le trafic baisse également sur le canal latéral où le bureau d’affrètement enregistre une baisse considérable des frets qui passent de 400 à 200 en 1990.
La fermeture de ce bureau intervient en 1996.
Les péniches ont été remplacées par les bateaux de plaisance.


De 1974 à 1997, une base de location a permis à de nombreux néophytes de vivre le temps des vacances la vie nomade des ‘canalous’.


A Marseilles-les-Aubigny, sous le ‘pont des fainéants’, ou le canal de Berry rejoint le canal latéral à la Loire, un batardeau cadenassé va désormais empêcher toute entrée sur le canal déclassé.

 

Au centre de Marseilles-les-Aubigny et en souvenir du Canal de Berry se trouve un pont-levis qui nous rappel ce début de l’industrialisation régionale importante.

 

D’ici vers le nord le canal Latéral à la Loire conduit à Beffes,

 

vers l’est la piste ‘La Loire à vélo’

 

et vers le sud le canal latéral à la Loire mène à Cuffy, où il se trouve le Pont canal du Guétin, partie intéressante du site du Bec d’Allier à cause de sa plage, auberge, et bien-sûr son pont-canal.

 

Tous les efforts fournis pour chercher à suivre le Canal de Berry sur ses berges m’ont assoiffés et mes deux bidons sont pratiquement vides.


J’entre en contact avec un habitant du bourg à qui je demande de l’eau.
Il m’invite dans sa jolie maisonnette avec vue sur le canal ; il me demande ce que je préfère prendre comme boisson fraîche ?
Il fait également un peu de vélo et s’étonne qu’à cette heure avancée je ne me souci pas de rentrer avant la nuit à Charenton-sur-Cher, près de St.Amand-Montrond.


Après avoir visité le centre bourg et consommé mon ravito de mon sac à dos sur un banc public, je me prépare pour rentrer directement et sans autre détour à la voiture.


Par la D.26, D.50 et la D.920, je pédale à vive allure à Sancoins, suivi par la grande D.951 à Charenton-sur-Cher où je retrouve ma voiture toujours bien garée sous les arbres. Je me rafraîchis et me mets à ‘table’, glacière ouverte au contenu varié.
J’ai roulé aujourd’hui 150 km.


JOUR (8)


Aujourd’hui je vais faire la troisième et dernière branche du canal, la partie de Montluçon à Fontblisse.
Le matin tôt du 30 juillet je pars pour la commune d’Audes, située à 14 km au nord de Montluçon sur le canal de Berry, au lieu-dit ‘La Magnette’.


C’est ici que se trouve ‘Le musée du Canal de Berry’, un musée qui comprend tout ce que je suis en train de découvrir pendant toutes mes journées de visite à vélo.
Un musée plus que complet avec sur son terrain un coin pique-nique.


Vous trouverez tous les données du musée sur le site :
http://comcom-valdecher.planet-allier.com/musee_du_canal.html


Comme le musée est ouvert à partir de 10 heures le matin, je me prépare pour faire d’abord le tronçon du musée à Montluçon et retour à vélo sur les berges le long du canal.

 

A Montluçon je commence au rond point avec le Quai de Normandie. Le nom est là mais pas plus. Il n’y a pas d’eau. Le canal est remplacé par des arbres depuis longtemps déjà.
Vers le centre de la ville il n’y a que les noms des rues qui rappellent au souvenir.
Dommage, surtout si l’on prend en considération que le canal a joué un rôle essentiel dans le développement industriel de la région montluçonnaise.


Les travaux de la construction du canal commencent vers 1811 dans cette région de Montluçon. En 1831 est mise en service la partie Bourges – Vierzon.


Il faut attendre 1834 pour que la portion Bourges – Montluçon soit ouverte.
En 1837, 1839, et 1841 sont respectivement mises en service les portions Sancoins-Marseilles-les-Aubigny, Sancoins-Fontblisse et Vierzon Noyers-sur-Cher.

 

Aujourd’hui c’est encore L’usine ‘Dunlop’ qui reste à voir sur la photo.


Je prends une photo de la première écluse que je rencontre et qui n’est pas accompagnée de maisonnette.

 

Régulièrement je rencontre des panneaux explicatifs sur le canal.

 

Déversoir et moulins de ‘Les Trillers’.

 

Ecluse de ‘Chantemerle’ à Vaux.

 

Maison éclusière abandonnée.

 

Ecluse de Roueron.

 

Le grand père de François Mitterand, Gilbert Théodore, naquit dans l’écluse de Roueron le 12 janvier 1844.
Ironie de l’histoire, c’est François Mitterand lui-même qui, avec quatre autres ministres, signa le décret de déclassement du canal en 1955.


Peu après je me retrouve à la voiture le long du canal.

 

Maintenant c’est l’heure de visiter le musée.

 

Dernière photo du musée.

 

Banc de poissons.

 

Les bateaux du canal au fil du temps.

 

Je continue à rencontrer des panneaux explicatifs et des maisons éclusières.

 

Maison éclusière de ‘Nassigny’ se trouve en travaux et sa vue.

 

Maison éclusière de la ‘Métairie Basse’.

 

Un peu plus loin je rencontre ce panneau et ce pont-levis.

 

L’écluse ‘La Queune’ à Vallon-en-Sully.

 

 

Cette écluse-double de La Queune, située à Epineuil le Fleuriel, pays d’Alain Fournier et du Grand Meaulne.


L’écluse suivante au niveau d’eau très bas.

 

De l’autre côté le canal est bouché.


Je continue à chercher le canal dans la cambrousse. Afin d’avancer plus vite, je monte avec le vélo sous le bras une pente légère pour voir qu’ici se trouve une ligne SNCF. J’emprunte la voie ferrée jusqu’au moment où je distingue plus loin un sentier. C’est là qu’un train arrive et passe à toute allure. De justesse j’ai quitté la ligne Bourges – Montluçon . . . et qui n’est donc pas une ligne désaffectée ! Quand j’arrive enfin à ‘La Chapelle’ j’arrête ma journée ‘verdure’ en faisant une photo d’une belle propriété avec chapelle.

 

Je suis quelque temps le GR.41 pour voir où cela mène, mais je le quitterai plus tard en pleine campagne.
Je fais demi tour et à ‘Les Rainats’, je prends la route pour Urçay.


Par la N.144, je reviens à la voiture, laissée au musée du canal.
J’ai roulé aujourd’hui 77 km.

 

JOUR (9)


Aujourd’hui, c’est la ‘Fête du Canal de Berry’ à Saint-Amand-Montrond.
C’est également ma dernière journée que je passe à sillonner les branches de ce canal verdoyant.


J’ai appris pendant tous ces promenades à connaître un canal oublié aujourd’hui mais si riche en histoires d’hier.
Je n’oublie pas non plus que le Canal de Berry a fait parti d’un réseau fluvial important et a pu favoriser l’économie au début de l’industrialisation dans notre pays.


Pour l’instant, je parque la voiture de nouveau sous les arbres à Charenton-sur-Cher et prends mon café bien chaud de la bouteille thermo et je déguste quelques gâteaux avant de sortir le vélo de la voiture.


D’ici je roule avec le VTT sur les berges le long du canal en direction du centre de St.Amand-Montrond pour assister à la fête.

 

La première photo de la journée c’est la maison éclusière à Charenton.

 

A la maison éclusière ‘Petit Vernet’ j’entre en conversation avec le propriétaire, un marinier de carrière de 89 ans et qui a acheté cette maison en 1965.
Notre conversation porte bien sûr sur la maison en question et finira par une visite de celle-ci en détail, la cave y compris. L’intérieur des deux pièces principales n’a pas beaucoup été rénové. Le four à pain ainsi que les portes témoignent encore aujourd’hui du bon vieux temps. Je suis un peu étonné que les plafonds à l’époque étaient relativement hauts.
L’habitant avec une carrière riche d’histoires derrière lui, vit au milieu de ses souvenirs de mer un peu partout. Photos et tableaux anciens s’accordent bien avec le canal de Berry.


La maison éclusière suivante : ‘La Prée’.

 

La maison éclusière suivante : ‘Boutillon’.

 

La maison éclusière suivante : ‘Gateau’.

 

Maison éclusière sans nom.

 

La maison éclusière suivante : ‘Le Breuil’.

 

Un barrage / un déversoir ?

 

La maison éclusière suivante : ‘Clairins’.

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Je rentre dans la ville de Saint-Amand-Montrond.
Ici, les deux berges sont occupées par une brocante assez importante.

 

Je passe prudemment le long des stands et remarque qu’à cette heure-ci du matin il y a déjà un grand nombre de visiteurs. Je suis accosté par un jeune homme qui vient de s’acheter un vélo VTT ; il me demande ma pompe afin de gonfler le pneu de son vélo.
Sans beaucoup de succès, je lui conseille alors de remplacer les pneus pour plus de sécurité.


Je rencontre plus loin un autre déversoir qui est assez large.

 

Un peu plus loin j’approche un pont-levis en bon état.
Construit et rénové en utilisant toujours du chêne de la forêt de Tronçais, il a l’air de pouvoir fonctionner correctement.

 

A partir de Saint-Amand, le canal se dirige vers Montluçon.

 

Peu après le passage au village de Drevant, je constate que le canal se trouve à sec et est suivi peu après par un beau pont canal également à sec.

 

Le pont-canal de La Tranchasse, quant à lui, est l’ouvrage le plus important du canal de Berry : longueur totale 96 mètres sur 8 arches surbaissées, largeur totale de 8 mètres, construit entre 1828 et 1832.
Il permettait au canal de surplomber le Cher, de passer de la rive gauche à la rive droite, pour rejoindre vers l’est la vallée de la Marmande, et réaliser la liaison Cher-Loire.
En 1872, des travaux ont élargi la ‘cuvette’ du pont-canal à 5,20 mètres (au lieu de 3) : les flancs de la cuvette ont été abattus, et reconstruits avec une épaisseur moindre sur de fausses arches.
Après son élargissement le pont dut supporter un volume d’eau augmenté de 600 tonnes.
La péniche berrichonne mesure seulement 2,56 mètre de largeur, 27,50 mètres de long quand les gouvernails sont repliés, et 1,50 à 2 mètres de hauteur de bordée. Cette petite taille la distingue de la péniche de type Freycinet, qui fait 38,50 mètres de long et 5 mètres de large.
Le musée de Magnette en présente deux modèles.


Le pont-canal est jouxté par une écluse simple, aujourd’hui comblée, et par un bassin, tous situés au nord du pont. La maison de l’éclusier a été conservée et est devenue une simple maison d’habitation, comme la plupart des autres maisons d’éclusier du canal.


Continuer sur les berges du canal devient bientôt impossible puisqu’à Ainay-le-Vieil ; le canal est abandonné et supprimé ensuite.

 

Un coup d’œil à l’église de Ainay-le-Vieil et je file à Urçay pour rentrer ensuite en passant par la N.144 et la D.1, le raccourci via Coust à Charenton-sur-Cher où je retrouve la voiture.


Voilà, j’ai réalisé les trois branches du Canal de Berry à vélo.

 

Aujourd’hui à l’état d’abandon, le canal de Berry fut utilisé jusqu’en 1955, soit sur une période de 121 ans, durant laquelle les péniches qui le franchissaient ont acheminé le charbon des mines de l’Allier vers les forges du Cher et le minerai de fer du Berry vers les fourneaux de Montluçon.
Il est désormais répertorié à l’Inventaire National des Monuments Historiques.

 

L’avenir du Canal de Berry à vélo :
Il s’agit ainsi de réaliser un itinéraire cyclable reprenant les principes d’une voie verte, en y intégrant la possibilité d’y enfouir éventuellement tous les réseaux pertinents, d’organiser la gestion de l’eau et des usages associés, de privilégier toute activité économique qui puisse s’intéresser au projet et enfin d’aménager les paysages de manière globale.

 

Le Conseil général en sa séance du 23 juin 2008 a décidé de fixer le montant prévisionnel du marché de maîtrise d’œuvre pour l’étude de l’itinéraire cyclable du Canal de Berry à 520.000 Euro, et a autorisé la poursuite de cette opération, notamment pour les procédures de choix d’une équipe de maîtrise d’œuvre et les études pour la réalisation de ce projet.
Le coût estimatif des travaux étant estimé à 20.000.000 Euro pour ce « Canal de Berry à vélo »

 

Pour ma part, mon périple à vélo pour tous ces jours s’élève à 1.509 kilomètres.


Ferdy Los



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