ROUTE SUD-OUEST

Mardi 01 octobre 2013 @ 07:12:52




Guidons superposés du vélo de course dans la main, je tourne le vélo dans tous les sens pour contrôler l’efficacité du liquide dans le compartiment de la boussole.

J’ai l’intention de partir le samedi 7 septembre en me fiant à la boussole et en roulant dans la direction du sud-ouest de la France. D’après la carte j’arriverai dans les Deux-Sèvres et la Vendée et à la mer pour finir.


Est-ce que ç’a marche, sans les cartes géographiques?

Le temps sera de la partie, peu de vent, temps variable et une température autour de 20 ° seulement, conditions idéales pour moi.


Alors je quitte la maison ce samedi matin relativement tôt pour me diriger vers la fromagerie du Clos à Marcilly-sur-Vienne et continuer sur Rilly-sur-Vienne.

Je traverse Rilly sans voir la moindre circulation. Arrivé à la rue principale je suis obligé de tourner à gauche vers Richelieu par la D.58

Légèrement vallonné, le paysage m’offre de belles vues sur la campagne tranquille et un peu endormie encore. Je ressens une fraîcheur automnale surtout dans les descentes où la vitesse par moment tourne autour de 40 kms à l’heure. Je serai bientôt à la température convenable pour continuer toute la journée.


Dans Richelieu, le sud-ouest me fait prendre la D.46, passant par Le château ‘La Roche du Maine’ à Monts-sur-Guesnes, et ensuite par Guesnes avec sa base de loisirs.

Arrivé au croisement avec la N.147, je respecte le panneau ‘stop’ avant de traverser la route vers Aulnay. Les villages se succèdent rapidement : St.Clair, Monts-sur-Messais, Messais avec un rapide arrêt photo :



et ensuite Marnes. De l’entrée du village je descends rapidement la route vers le centre bourg où je traverse la rivière, la Dive, pour remonter aussi sec vers la sortie du village, prenant la route D.144 pour Airvault.

Je continue en prenant la D.46 vers St-Loup-sur-Thouet, où je traverse la rivière du même nom pour poursuivre cette route départementale vers Amailloux, Clessé et La Chapelle-St.Laurent.
En arrivant au village je suis impressionné par la Basilique Notre-Dame de Pitié.



Je m’arrête pour faire une photo de ce monument typique de l’architecture néo-gothique, un style très en vogue dans la seconde moitié du 19ième siècle.

La monumentalité du bâtiment est encore accentuée par son caractère inachevé : la flèche de 80 mètres qui devait s’élever en façade n’a jamais été construite, faute de crédits suffisants.

Je continue la D.19 à Moncoutant. D’ici je cherche mon chemin vers Menomblet en passant par La Ronde, cela n’est pas de tout repos, puisque les chemins sont tortueux et aucune indication aux croisements des chemins. Finalement, avec quelques kilomètres supplémentaires, j’atterris sur la D.49 à 2 kilomètres sud de Menomblet.


Avec ma femme, qui a pris la route en voiture, nous nous sommes mis d’accord pour nous retrouver aux environs de Pouzauges, soit au Puy Crapaud, qui culmine à 269 mètres d’altitude, l’un des trois plus hauts sommets de Vendée avec le Mont des Alouettes et Saint-Michel–Mont-Mercure ; soit aux ruines du château, dominées par son majestueux donjon de plus de 25 m. de haut du 12ième siècle. ; soit à la base de loisirs qui se trouve à côté du camping de Pouzauges. Le choix est tombé sur ce dernier.
Assis sur un banc et avec une vue splendide sur le lac nous nous restaurons d’un bon casse-croûte campagnard.

Chose étonnante : la grande fréquentation de femmes seules par ici ?!?!

Après un bon café plus gâteau, je reprends mon vélo pour continuer la route vers Le Boupère, Rochetrejoux et Mouchamps.
Faute de temps je laisse de côté le chemin (pour cette fois-ci) avec le panneau indiquant ‘Tombe de Clémenceau’.
Pour la ‘petite histoire’, je peux signaler que Georges Clémenceau est enterré à côté de son père au Colombier à Mouchamps.
Je longe la rivière le Petit-Lay.



Le pêcheur y trouve tous poissons blancs en bonne densité. La perche est surtout bien représentée sur le parcours mouchampais.
L’ancienne église paroissiale, abandonnée au 16ième siècle en ruine, a complètement disparu. Elle a été remplacée par l’église actuelle, ancienne chapelle du château-fort, construite au 12ième siècle.
Autour d’elle s’élevait une forteresse, fief des puissants seigneurs du Parc-Soubise, les Lusignan, les Parthenay, puis les Rohan. Son temple témoigne de l’existence d’une communauté protestante.


Je ne m’arrête pas. Je traverse le centre pour continuer la D.39 vers Ste.-Cécile et Les Essarts. Par la D.98 je poursuis ma route à La Merlatière et Belleville-sur-Vie. Je change de route départementale et prend la D.6 pour Le Poiré-sur-Vie et Aizenay.

Le dernier petit tronçon de la journée à faire, c’est-à-dire jusqu’ au chalet à Maché, où ma femme m’attend déjà.



Au cœur de la Vallée de la Vie, Maché est un village paisible. Situé sur la D.40 entre les villes d’Aizenay et de Challans, Maché n’en est pas moins un village d’accueil touristique.

Le village est situé sur le plus grand lac de Vendée (170 ha). Des sentiers vous permettent de vous promener dans la campagne et autour du lac où les pêcheurs de carpes et autres poissons, trouveront des coins agréables pour poser leurs gaules.

La rivière Vie est la plus courte de toutes les rivières de la Vendée, seulement 62,2 km de long, mais néanmoins d’une grande importance dans le passé et elle continue de jouer un rôle vital important, tant commercial que comme une ressource naturelle.

« Ce fleuve permettait l'alimentation en eau salée des marais salants de Croix-de-Vie et de Saint-Hilaire-de-Riez, ainsi que de permettre au port de Saint-Gilles-Croix-de-Vie de pas être constamment ensablé ».
Content d’être arrivé, mais mécontent sur la condition : les fesses sont sensibles et une raideur aux épaules et aux pieds, due au manque d’exercices en route. Par contre les muscles des jambes se portent bien.
Le compteur sur le vélo indique 220km.



RETOUR MACHÉ - NOUÂTRE



Après un aller vélocipédique sans le moindre problème, même pas une crevaison, je rentre aujourd’hui, mardi 10 septembre avec un temps variable et une température d’environ 18°.

A la suite d’un petit déjeuner copieux et arrosé par une bonne quantité de thé, je me mets en marche et pédale tranquillement sur terrain boisé en descendant doucement vers le lac.
Je remarque toute de suite le niveau bas de l’eau stagnante et le courant de la rivière ‘Vie’ ne se fait pas voir non plus. Un peu déçu par la tristesse du paysage je remonte le chemin vers le centre de Maché pour reprendre la route pour Aizenay.

Avec ce préchauffement, je commence à me sentir uni avec le vélo en arrivant au village.



Dans le centre d’Aizenay, je traverse la route D.948, Challans - La Roche-sur-Yon et sur la D.6 je me dirige à Le Poiré-sur-Vie. Juste avant ce gros bourg, je ne m’aperçois pas d’avoir quitté la D.6 pour Belleville-sur-Vie et je pédale sur la D.24 presque parallèle au D.6.

L’humeur est bonne, le soleil se fait voir et la route goudronnée est parfaite. Et sans trop réfléchir vu la bonne route et un peu trop loin pour retourner, je poursuis mon chemin pour Dompierre-sur-Yon.
Vu le soleil, je devrais pédaler un peu plus vers le nord-est. Je file et je roule et je pédale facilement. Les kilomètres défilent.
Arrivé à La Ferrière je croise la D.160, La Roche-sur-Yon – Les Herbiers. Je décide de laisser cette route fréquentée et traverse tout droit par la D.52 vers St-Martin-des-Noyers.



Le château de la Grève, que je découvre à ma gauche, datant du 12ième siècle a été construit au centre d’un triangle de puissantes forteresses : les châteaux des Essarts, Bournezeau et la Chaize-le-Vicomte. Le château est fortifié par les Chabot, puis prend de l’importance au 16ème siècle notamment pendant les Guerres de Religion.
Il est à l’apogée de son histoire au 17ième siècle grâce au Sieur Durcot, un proche d’Henri IV. Les propriétaires suivants le transforment aux 18ième et 19iècles en centre agricole. Il revit aujourd’hui grâce à une association de bénévoles, proposant visites guidées ou libres.

Nombre de corbeaux circulent au-dessus du château : leurs cris macabres avec un mauvais temps pluvieux, j’imagine le décor idéal pour créer un film d’épouvante.

Entretemps j’arrive au village de St.Martin-des-Noyers que je traverse pour prendre la D.47.
Situé sur une colline qui culmine à 103 mètres d’altitude, un moulin domine les communes de Saint-Martin-des-Noyers et Sainte Cécile.



C’est le Moulin Baron, faisant partie d’un ensemble de cinq moulins et qui servaient à moudre le grain produit par les fermes du Bocage. Le moulin a été construit en 1835. Le Moulin Baron est le seul qui ait gardé son caractère d’origine, parmi ces moulins encore existants.
Sans activité depuis plus d’un siècle, le Moulin Baron s’est dégradé, mais a néanmoins, conservé son mécanisme intérieur (meules, axes, rouets….).

Après cette pause photo, je remonte sur le vélo pour descendre à Sainte Cécile.
D’ici je reprends le chemin de l’aller, c’est-à-dire, par la D.48 à Mouchamps.
Cette commune, juchée sur un escarpement rocheux est un village très touristique de près de 2.800 habitants.
En quittant Mouchamps par la rivière le Petit Lay, je m’arrête pour me retourner et prendre une photo.



En repartant, je remarque que le temps passe et que je n’avance pas assez vite. Sans hésitation j’augmente la vitesse et me concentre sur les villages à passer. Rochetrejoux et Le Boupère.
C’est ici que je change de route, je laisse Pouzauges de côté et par la D.26 je vais à Saint.-Michel, La Flocellière, Châtelliers-Châteaumur.

Je traverse la Sèvre Nantaise sur un autre pont que celui sur la photo, étant donné que celui-ci ne me semble pas assez solide.



Après St.-Amand-sur-Sèvre et en contournant la ville de Mauléon, je prends la D.759 menant droit sur Argenton-Château. Près de St.-Aubin-de-Baubigny je commence à ‘avoir l’estomac dans les talons’.
Je prends le portable et propose à ma femme de se rencontrer dans la descente vers Les Aubiers.



Le coin pique-nique près de la route, assez fréquentée aujourd’hui par les camionneurs, n'était pas bien choisi question tranquilité.
Une fois rassasié, l’humeur de nouveau ‘au top’ c’est avec une vive allure que je passe les communes.
De randonnées précédentes, je reconnais le paysage à Argenton-Château avec la descente importante et ses virages. Ici je roule aussi vite que les voitures mais cela ne durera pas longtemps.
Ensuite, en route pour Massais et Thouars à une bonne vingtaine de kilomètres d’ici. Je traverse le centre-ville et le Thouet et reprends la suite de la route D.759 pour Loudun.
Il y a un peu moins de circulation de camions. Je suppose qu’ils ont pris la route pour Saumur. Après le village Pas-de-Jeu, je traverse la Dive, rivière que j’ai fait en vélo de la source jusqu’à l’embouchure il y a quelques années déjà.
Depuis Thouars je connais bien les routes et cela me fais bien éviter les déviations des centres villes comme à Loudun par exemple. Le dernier tronçon de Loudun à Richelieu et à Nouâtre se passe sans problème.

La condition est bien là, le vélo ne montre aucune anomalie, même pas eu une crevaison et le compteur indique 217 kilomètres pour le retour.


Ferdy Los



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