C'EST REPARTI ...

Vendredi 29 juin 2012 @ 07:00:49



première sortie sur deux roues.


Tous les débuts sont difficiles dit-on. Est-ce vrai ?

Aujourd’hui, dimanche le 24 juin 2012, j’ai décidé de reprendre le vélo après un arrêt de plus d’une année depuis ce jour de mai 2011 où ma belle-mère a fait un malaise qui lui sera malheureusement fatal.

Hier samedi, il a avait le Triathlon à Nouâtre. C’est à ce moment même que des picotements s’installent dans mon corps.
Le fait de voir les sportifs, nager, courir à pied et surtout faire du vélo à toute vitesse devant mes yeux, me ronge mentalement.

L’excitation me monte à la tête ; assez rapidement je retourne chez moi pour retrouver mon vélo dormant au fond de la grange.

Pour commencer, je le sors de l’obscurité et le mets dehors, au soleil. Avec tristesse je constate qu’il se trouve dans un état pitoyable ; une couche de poussière fine, les pneus dégonflés, la chaîne desséchée, bref pas exaltant tout cela.

Tout d’abord j’effectue un bon nettoyage et graissage. Ensuite il faut sortir du placard tous les accessoires et les contrôler : chaussures, casque, casquette, gants, sac-à-dos avec matériel de réparation pneus … etcétéra et voilà le vélo est prêt à partir.

Maintenant il ne me reste plus qu’à faire les efforts.

Pour ma première sortie je choisis un trajet relativement plat, c’est-à-dire le long de la rivière (Vienne) à Chinon et ensuite vers Candes/Montsoreau si la condition le permet bien sûr et le retour par Azay-le-Rideau et Saint-Epain.

Le départ est programmé toute de suite après le déjeuner. Équipé je prends le chemin pour Pouzay. Le vent souffle du côté ouest.
Première constatation : j’ai perdu l’habitude. Je roule autour de 20 kms à l’heure pour ne pas forcer avec ce vent contre.

Le village à 4 kilomètres est vite arrivé, je traverse la Vienne pour prendre la direction de l’Ile Bouchard. Le vélo réagit bien, je commence à sentir les jambes par le moulinage continu.
Je traverse Parçay-sur-Vienne, village sans activité. Bien-sûr, à cette heure-ci le dimanche, la plupart des gens passe leur temps à table.


Arrivé à l’Ile Bouchard je retraverse la Vienne pour continuer mon chemin sur l’autre rive. Il y a peu de circulation ce qui rend le trajet agréable mais le vent reste ‘contre moi’ avec une force de 3 à 4 Beaufort.

A l’entrée de Chinon je regarde la montre pour constater que le trajet jusqu’à la rue de Descartes m’a fait perdre un quart d’heure par rapport au temps normal depuis le départ, il y a 30 km.


Je traverse la ville pour continuer le long de la Vienne en direction de Savigny-en-Véron avec son camping. Il y a du monde mais pas autant que d’habitude ; les années précédentes les campeurs étaient plus nombreux pour un mois de juin. Avant le centre de Savigny, il y a encore cette année le ‘jardinier-cycliste en famille’.


Peu de temps après je rencontre un cycliste vacancier, équipé d’un vélo couchette avec remorque. Il me fait signe d’arrêter pour que je lui explique le chemin à suivre à travers le Véron afin de revenir sur la piste cyclable le long de la Loire. Il est d’Angers et prends quelques jours de vacances dans notre belle Touraine.


Quand je reprends le vélo je me rends compte que ce petit arrêt m’a fait du bien. Les jambes se sont reposées. Doucement je fais remonter la vitesse et bientôt je vais arriver au point de repos à Candes/Montsoreau. Pour les connaisseurs c’est l’endroit en face de la boulangerie « Aux Pains de Diane » et à côté de la salle communale de Montsoreau.


A la limite du département, entre Candes et Montsoreau je constate qu’il y a nettement plus d’activité cycliste par ici. Enfin me frayant un chemin parmi les gens je retrouve mon banc libre … avec la vue sur la Loire et ses bateaux de plaisance.
Aujourd’hui c’est la fête du vélo dans le département Maine & Loire.
Avec mon cuissard de l’Anjou et le maillot de Descartes, le public me regarde avec quelque peu de curiosité ?!?!

Assis sur le banc je sors des gâteaux de mon sac-à-dos et je les mange avec appétit.
Pour cette première sortie, j’ai roulé tranquillement sans faire d’excès seulement la vitesse moyenne ne s’élève qu’à 23,8 km. à l’heure, ce qui est un peu décevant.

Etant donné que je suis à mi-chemin et vu la condition pas trop mauvaise, je décide de rentrer avec une vitesse plus élevée. Mais pour l’instant je me repose tout en regardant la circulation au carrefour Saumur-Fontevraud.
Les terrasses des cafés sont peu fréquentées à cause du vent qui ne permet pas au public de s’installer bien tranquillement sur les terrasses. De plus le soleil ne se fait plus voir. Le ciel est bien couvert, ce qui promet quelques averses d’ici la soirée.

Le repos fini, je repars et circule doucement entre les vélos en direction de Candes.
Je remarque le grand nombre de maillots avec les mots ‘Vélo Loisir Montais’. Ils viennent jusqu’ici pour la fête du vélo ? Le village de Mont est situé à côté de Chambord, département du Loir-et-Cher (41).

Je double prudemment les vélos les uns après les autres. Un dernier groupe se trouvant au pont sur la Vienne.
Le vent plus ou moins dans le dos favorise la vitesse. Maintenant je roule entre trente et quarante km/h.


En route sur la D.7 pour Huismes, Rigny-Ussé, Azay-le-Rideau. Je garde la bonne vitesse ; je suis content et de bonne humeur. J’avance vite.
A Rigny-Ussé je fais attention aux touristes devant le château et dans la rue étroite du centre. Une fois sortie du bourg je reprends la vitesse. J’avale les kilomètres les uns après les autres. C’est plaisant de voir monter sur l’ordinateur la moyenne effectuée qui va de 23,8 à 24,0 puis 24,5 jusqu’à 24,8. Un début de crampes apparait. J’essaye de continuer mon allure en faisant quelques exercices. Malheureusement c’est demandé un peu de trop aux jambes. Je réduis la vitesse sensiblement. Les crampes se manifestent plus fortement et s’étalent en longueur dans les jambes.

Azay-le-Rideau approche. A Cheillé, je traverse la route de Azay-le-Rideau – Chinon et commence à bifurquer sur la route départementale D.17 vers Saché. Peu après je prends la D.57 à Villaines-les-Rochers. Les crampes sont toujours présentes. Je roule très lentement. Je monte les côtes avec la petite vitesse. Au centre de Villaines-les-Rochers je suis obligé de descendre du vélo et m’asseoir sur le banc public placé devant les WC. Heureusement personne ne m’a vu faire. Il n’y a pas plus débutant et cela après tant d’années à pédaler.

Un quart d’heure plus tard la situation s’est améliorée. Les jambes sont lourdes mais ne font pas mal. Lentement je me lève, prend le sac-à-dos et ‘mon copain’ à la main je marche en ‘touriste’ pour sortir du village.
Alors seulement je remonte sur le vélo et avance lentement vers Neuil et St.-Epain. Je ne rêve plus de vitesse. La moyenne n’a été que 24,9 maximum. Maintenant il ne faut que rouler … rouler pour la condition, oui c’est ça la condition ; des exercices tout en roulant et de temps en temps un peu marcher à pied. Après St.-Epain, j’arrive à monter la côte vers Noyant-de-Touraine sans mettre pied à terre. Au rond-point je prends la route pour Pouzay.


La descente sur le village donne une dernière sensation de vitesse pour aujourd’hui.
La maison approche, les derniers 4 kilomètres sont presque avalés.

Arrivé à la maison, Eliane, ma femme, s’occupe immédiatement du sportif fatigué et engourdi en le mettant sous la douche et en lui servant ensuite un bon repas rafraîchissant.

La distance totale du trajet est de 112 km.

La conclusion du sportif : silence mais intérieurement la satisfaction.

Dans l’enthousiasme de ce petit tour, j’ai oublié l’appareil photo mais cette sortie est tout de même illustrée par quelques photos de précédentes promenades.

Ferdy Los



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